S'adapter face au COVID-19 : interview de Sandrine Bordin, Présidente de Logis Méditerranée

1001 Vies Habitat - Témoignage collaborateur

Quelle organisation avez-vous mise en place depuis le début du confinement ?

La priorité était d'assurer la sécurité des collaborateurs et de leur permettre de travailler à distance, pour la continuité des activités essentielles : règlement des factures, quittancement, relations avec les résidents… Nos gardiens ont été réaffectés à la gestion d'appels sortants, en appui des équipes chargées de l'accompagnement social. Ils ont contacté près de 500 familles : seniors, familles monoparentales et toute personne considérée comme vulnérable ou isolée. Cela a permis de faire remonter aux CCAS les cas les plus préoccupants, notamment des situations de véritable urgence alimentaire.

Pour vous, à quoi ressemble une journée type ?

Elle commence à 9h avec la cellule de crise du CODIR groupe, puis à 10h, c’est le point quotidien Logis Méditerranée avec tous mes N-1 et les encadrants de la gérance et de la proximité. Le reste de la journée est ponctué de réunions à distance, liées à la gestion de crise ou au fonctionnement habituel de la société. Enfin, je passe au siège un jour sur deux pour réceptionner le courrier.

Que retenez-vous de ces premières semaines ?

La réactivité et la capacité d’adaptation de chacun ont été impressionnantes, mais aussi la formidable solidarité entre collaborateurs, avec beaucoup de groupes WhatsApp qui se sont créés... Cette crise a vu renaître un lien social qu'on avait tendance à voir disparaître.
En « back office », nous avons pu compter sur la DSI pour les outils et sur le pôle métiers qui a été un support précieux pour contacter nos locataires par tous les moyens possibles.
La mobilisation de nos locataires a aussi été incroyable. Par exemple, dans la Résidence Cocoon'Ages à Smartseille, ils se sont organisés pour prendre en charge une partie de l’entretien des parties communes et ont fait une cagnotte pour fournir des denrées alimentaires aux familles les plus en difficulté.

Que révèle cette crise sur le rôle d’un bailleur social ?

En tant que bailleur social, les missions d'intérêt général, nous les vivions déjà au quotidien. Je résumerais notre rôle dans cette crise en quatre mots : protéger, rassurer, organiser et anticiper !
Pour l'instant, nous assurons la continuité du service, mais, je pense que le pire est devant nous : il faut s’attendre à une grave crise sociale. C’est pour cela que nous devons très vite nous adapter et mettre en place le meilleur accompagnement pour nos locataires.

 

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