Évaluation des compétences par le jeu : une expérimentation Sollar

Trophée Origamix

Pour accompagner nos collaborateurs de proximité dans l’évolution de leurs métiers, la Direction des Ressources Humaines de 1001 Vies Habitat a confié à Origamix(1) la conception d’un outil sur mesure permettant d’évaluer les compétences comportementales.

 

Conçu comme un jeu coopératif qui met les participants face à différents défis dans un monde postapocalyptique, ce concept a fait l’objet d’une première expérimentation par Sollar fin 2021 auprès de 19 gardiens et gestionnaires de résidences, dont Nabil Khaldi dont Vision News vous livre le témoignage ci-dessous.


Cette expérience ludique, mêlant évaluation et cohésion, a permis de tester leurs savoir-être sur la base d’un référentiel de compétences défini par les Ressources Humaines : capacité à travailler en équipe, proactivité, organisation, sens du service, capacité à être disponible et à l'écoute, sens de la communication et du relationnel… Autant de qualités qui sont précieuses dans l’exercice de leurs missions et le seront plus encore demain, compte-tenu des évolutions réglementaires et sociétales que connaît le secteur du logement social.


Cette méthode innovante d’évaluation a été récompensée en juillet dernier aux 3e Trophées Innovation Start-up/DRH, organisés par AEF Info. 

(1) Start-up spécialisée dans les jeux d’entreprise.


INTERVIEW
 

Nabil Khaldi Sollar

Nabil Khaldi,
Gestionnaire de résidence (Sollar)

En décembre 2021, vous avez participé à un concept pilote d’évaluation des compétences par le jeu, développé par la Direction des Ressources Humaines de 1001 Vies Habitat avec la start-up Origamix, comment s’est déroulé cette expérience ?

N.K. : Je me suis rendu avec d’autres gestionnaires de résidence de Sollar dans un hôtel de Lyon, où, nous avons pu tester sur une demi-journée, différents ateliers. Nous étions plongés dans un monde futuriste et un peu inquiétant, confrontés à toutes sortes de défis et d’énigmes que nous devions résoudre en binôme. Pour trouver la solution, nous avions quelques indices mais l’enjeu était avant tout d’adopter les bons comportements pour trouver les meilleures solutions. Par exemple, parmi les situations d’urgence, il y avait la fusion d’un réacteur nucléaire : comment réagir dans un cas pareil ?
 

Qu'avez-vous pensé de cette approche ludique ?

N.K. : En général, je n’associe pas trop le jeu au travail. Au début, j’étais un peu sceptique mais, de fil en aiguille, je me suis vraiment pris au jeu et j’ai adoré cette expérience très originale.
D’un atelier à l’autre, nous étions amenés à nous interroger sur la distinction entre les notions d’urgence, de priorité, de sécurité, etc. Ce sont bien les mêmes problématiques que je rencontre dans mon métier : la notion d’urgence est très subjective, selon qu’on se place du point de vue du bailleur ou des locataires par exemple. Il faut savoir fixer les bonnes priorités tout en gardant notre capacité d’écoute et d’empathie.

 

Qu’avez-vous éventuellement appris sur vous-même ?

N.K. : Plusieurs semaines après, j’ai reçu une évaluation de mes compétences qui m’a conforté dans certaines positions que je m’efforce d’avoir au quotidien comme prendre en compte chaque situation dans sa globalité, faire preuve de lucidité et de sang froid en toute circonstance… C’était très intéressant de pouvoir mettre à l’épreuve ses propres comportements dans ce type de situations « extrêmes » car au quotidien, dans le feu de l’action, on est rarement en capacité de s’auto-évaluer.